Ethiopie 1 : nos nerfs à l’épreuve dans cette zone tribale…

Post écrit le 26 juin 2012 à Madrid, Espagne. Ce post correspond à la période entre le 14/11/2011 et le 22/11/2011.

Alors qu’on avait traversé la frontière avec l’Ethiopie sans même nous en rendre compte, le jeune policier du premier village contrôla seulement que la validité de notre visa et nous envoyait au “grand village” le plus proche, Omorate. Il fallait à nouveau traverser une multitude de rivières sèches de sable. Pour faire refroidir mon moteur et pour qu’Adela et François grignotent un peu, on s’arrêta dans un endroit où il semblait qu’il n’y avait personne. Une dizaine de minutes plus tard, un jeune garçon accompagné d’un vieux monsieur équipé d’un mini-tabouret traditionnel et d’un bâton, attendaient paisiblement à côté de moi. Impossible de savoir ce qu’ils voulaient. Tout ce que leur regard pouvait atteindre était passé au crible minutieusement. François essaya de parler avec eux, mais l’Amaric, la langue locale, n’est pas vraiment une langue intuitive. Il ne fallait pas non plus compter sur nos deux invités pour parler anglais. On comprit au fur et à mesure qu’ils voulaient qu’on les emmène à mon bord à un village plus loin sur la route. Plus qu’une demande, on avait l’impression qu’on n’avait pas trop le choix… Adela monta à l’arrière, notre duo d’invités sur le siège passager,  François conduisit. Alors que mes compagnons essayaient de maintenir un semblant de conversation avec les deux éthiopiens, François eut soudain la mauvaise idée de tendre la main vers le mini-tabouret. La réaction du vieillard fut immédiate, presque violente : il cacha de son mieux le tabouret derrière son corps très maigre et devint totalement indifférent à tout nouvel essai de conversation. On sut plus tard que ce petit objet est ici une sorte de prolongement de la masculinité, que les hommes peuvent posséder seulement à partir de leur puberté, ce qui revient à dire que c’est un objet très personnel…

Etiopia (5)On arriva rapidement dans le village où ils souhaitaient s’arrêter. En très peu de temps, quelques adultes et de nombreux enfants entouraient la voiture. Nos invités descendirent, sans rien dire, sans même fermer la porte derrière eux. Nous pouvions seulement entendre “You, you, you !!!”, le cri auquel nous allions très vite nous habituer ici en Ethiopie. Je crois que le mot fuite est le plus adapté à ce qu’il se passa ensuite. Adela et François réussir tant bien que mal à fermer la porte du passager, alors que je commençais à avancer au milieu de cette foule d’enfants. Nous n’étions plus sur la bonne piste pour rejoindre Omorate, on commença à avancer dans la brousse en utilisant le GPS de trekking. Maintenant nous avions des adolescents qui courraient derrière nous ! Mais que se passait-il dans ce pays ? Finalement ils se fatiguèrent de nous suivre, on réussit à rejoindre la piste, et on arriva deux heures plus tard à Omorate. Ce qu’on nous avait raconté sur l’Ethiopie s’était déjà vérifié…

Entrée “officielle” en Ethiopie sans problème

Au poste d’immigration, l’accueil était exceptionnel. C’est très certainement l’endroit où on nous dit le plus de fois que nous étions les bienvenus. Le fonctionnaire prit le temps de nous expliquer l’heure éthiopienne (quand pour nous il est 6h00 du matin, pour eux c’est en fait le début de la journée : 0h00) et le calendrier (en Ethiopie il y a 13 mois dans l’année, et leur année courante est antérieure de 7 années à la notre). Il ne vérifia même pas la présence dans notre passeport du tampon de sortie du Kenya. Il ne nous expliqua pas nous plus si nous devions faire quelque chose avec mon carnet de passage en douanes… On repartit alors tranquillement vers Turmi, qui allait être notre base pour visiter le sud-ouest de l’Ethiopie, réputé pour ces nombreuses tribus. Peu de kilomètres après Omorate, Adela et François versèrent 40 litres de gasoil depuis les jerrycans… Soudainement une sensation bizarre apparu, comme des gargouillements dans le moteur, une sorte d’indigestion. Mon moteur calait à chaque fois que le conducteur accélérait de façon un peu appuyé. Je ne pouvais même plus dépasser les 20 km/h !!! On s’arrêta sur la route pour changer mon préfiltre de gasoil et mettre un préfiltre déjà usé, mais qui semblait toujours en bon état. Pfff, ça n’allait pas mieux. Ils nous restait moins de 10 kilomètres avant d’arriver à Turmi ; il me fallait prendre de l’élan dans la descente pour monter la côte qui suivait. Quel soulagement quand on arriva enfin à ce mini-village où on pût se garer dans un hôtel très local… Ouf, maintenant on pouvait souffler et attendre tranquillement le lendemain.

Quand tout bascule

Le jour une fois levé, sans se presser, François me gara à l’ombre pour démonter mon préfiltre. Comme il était impossible de trouver de préfiltre dans ce village, ils avaient décidé de faire un essai en lavant un des vieux qu’ils avaient conserver. Pendant que François était en mode “mécanicien”, Adela discutait avec deux guides qui s’étaient approchés de moi et qui étaient intrigués par mon aménagement intérieur… On leur expliquait qu’on avait un petit souci mécanique mais que tout allait s’arranger très vite. Ils nous proposaient de coller un auto-collant sur ma carrosserie pour qu’en contre partie on puisse aller visiter avec eux un village de la tribu Hamer. Ca nous semblait un bon marché, et ils collèrent rapidement leur logo sur mon aile arrière droite… Pendant ce temps-là, François était prêt à tester le préfiltre recyclé. Il essaya de démarrer ; même pas un semblant de départ du moteur. Très étrange… Une nouvelle tentative, mais rien. Tant pis, il décida de remettre le préfiltre que j’avais avant la manipulation. Cependant je ne démarrais toujours pas !!! Cette fois il fallait se rendre à l’évidence, on avait un problème !

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Quelques dizaines de minutes plus tard, Adela et François se sentaient complètement démunis devant mon refus de démarrer. Tout ce qu’ils avaient vérifié indiquait que j’étais en pleine forme. Ils se laissèrent convaincre par quelques guides Ethiopiens qui dormaient eux aussi dans cet hôtel pour qu’ils regardent à leur tour. Après les avoir longuement observés, mes compagnons se demandaient si ces autoproclamés mécaniciens de première ne devaient pas faire preuve eux aussi d’un peu de modestie et admettre qu’ils ne connaissaient rien à mon moteur ! Alors qu’ils se niaient toujours à le reconnaître, Adela et François commencèrent à prendre peur à la vue des tests auxquels ils tentaient de me soumettre, ils les écartèrent de mon moteur et leur interdirent de me toucher. Les guides s’éloignèrent, blessés dans leur fierté…

Que fallait-il faire ? Tout semblait pourtant normal. Un américain arriva par hasard dans notre hôtel. Il s’approcha de nous et nous demanda si nous avions un souci… Oui !… Il s’appelait Tom. Il ne prétendait pas être mécanicien, c’est peut être ce qui nous a décidé de retenter notre chance avec lui. Il était tout simplement plus rationnel que nos précédents prétendants. Pendant deux heures ils testèrent méthodiquement l’injection de gasoil, mais le verdict était sans appel, même si le démarreur faisait le bruit habituel, moi je ne démarrais plus.

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Tom avait un projet dans une mission chrétienne avec sa femme Térésa. Ils souhaitaient pouvoir commencer dans les prochains mois un plan de remise en états de nombreux forages d’eau potable et aussi de formation de plusieurs Ethiopiens pour qu’ils soient capables de réaliser la maintenance sans avoir à attendre d’éventuelles aides d’ONG (vous pouvez voir la page web www.projectetiopiaet.com). Il nous abandonna ce jour en nous redonnant beaucoup d’espoir grâce à son optimisme. Mais quand la nuit tomba, mes compagnons se sentaient à nouveau un peu perdus…

Quelques jours à Turmi

Il fallait appeler notre ami Fernando ! Lui saurait quoi faire ! Comment faire pour appeler en Espagne depuis ce minuscule village ? On essaya d’acheter une carte SIM, mais aucun des 5 mini-magasins fourre-tout n’avait ni de carte SIM, ni de crédits qui nous permettrait au moins d’emprunter le téléphone d’un Ethiopien… En croisant Tom, il nous proposa d’utiliser son téléphone sans nous préoccuper du crédit. Adela et François purent seulement appeler Fernando deux minutes avant que le précieux crédit ne s’achève… Ils expliquèrent très rapidement la situation et Fernando eu juste le temps de leur donner deux nouvelles pistes : la vanne à haute pression qui pouvait être défectueuse ou un injecteur bouché… hum, hum, intéressant ! Il nous manquait les indications suivantes. Toujours impossible de trouver du crédit, ni internet… Bloqués.

Tom nous proposa de me déplacer dans l’enceinte de la mission chrétienne, où il y avait un hangar couvert. On allait être ainsi plus à l’aise pour travailler sur mon moteur. Dès le lendemain nous déménagions.

Et le lendemain, c’était aussi l’anniversaire d’Adela ! On n’était pas vraiment dans le meilleur endroit pour le fêter, mais Tom et Térésa connaissaient un hôtel près du village où mes compagnons les accompagnèrent pour aller dîner et pour souffler une bougie, délicatement posée sur un pancake accompagné de la bière éthiopienne !

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Le jour de la marmotte

On se sentait attrapé dans le temps, comme dans le film “Un jour sans fin”. Chaque matin ils cherchaient un moyen de contacter Fernando pour lui expliquer les tests de la veille, et ils espéraient en retour que Fernando leur donne une solution ou au moins un nouvelle idée. A l’hôtel où on avait séjourné deux nuits, tout le monde les connaissait car ils retournaient y manger chaque jour une injera, l’énorme crêpe traditionnelle éthiopienne accompagnée de viande ou d’œufs ou de légumes. Lors d’un de ces repas, ils rencontrèrent un Italien installé en Ethiopie qui était ingénieur en électronique et spécialiste en réparation de machines en tout genre. Il vint à la mission chrétienne, et après avoir testé mon moteur, lui non plus ne comprenait pas ce qui pouvait clocher. Mes compagnons pensait déjà à un plan B : me mettre sur un camion pour partir dans la ville la plus proche. Il fallait juste trouver un camion, un chauffeur et négocier un prix raisonnable… Ce n’était pas si facile.

Même si ils étaient préoccupés, Adela et François essayaient de profiter de leur arrêt forcé à Turmi. Cette semaine là avait lieu une compétition de course à pied, du 100 mètres au 1500 mètres, qui servait de sélection pour une compétition régionale. Dans cette région où différentes tribus se côtoient, c’est aussi une forme de confrontation pacifique instaurant beaucoup de respect entre ces tribus tant la course à pied est LE sport majeur en Ethiopie. Pour que l’épreuve  soit le plus équitable possible, les athlètes doivent courir sans chaussures. Ils peuvent par contre arborés les décorations propres à leur tribus (coupe de cheveux, peinture corporelle, etc).

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De nombreuses personnes viennent assister à cette compétition, très peu d’entre eux sont des touristes. L’ambiance est plus naturelle. Personne ne vint déranger mes compagnons pour leur vendre quelque chose ou demander de l’argent. Ils n’eurent même pas le droit au traditionnel cri assez lassant des enfants “You, you, you !!!”. Peut être cela été dû au fait qu’ils commençaient à connaître plusieurs personnes dans le village (dont sûrement près de la moitié étaient des enfants). L’événement leur paru très convivial, comme une authentique fête de village.

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Ils allèrent aussi au marché hebdomadaire, où ils eurent la surprise de découvrir que la zone de vente des objets d’artisanat (et majoritairement destinée aux touristes) était entourée d’un grillage. On leur expliqua que c’était pour protéger les touristes du harcèlement dont ils pourraient être l’objet au milieu du marché !!!

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Le groupe de touristes hétéroclite (deux Siciliens, une Turque, et une Sino-Allemande) dont le guide était Vito, l’ingénieur italien qui avait révisé mon moteur, nous proposa de les accompagner à Dimeca, un village situé à quelques 40 kilomètres au nord de Turmi et où devait se dérouler une cérémonie de saut du taureau (Bull Jumping). C’est une sorte d’initiation des jeunes garçons, traditionnellement obligatoire avant de pouvoir se marier. Elle devait être précédée d’une autre cérémonie au cours de laquelle les femmes se laissent fouetter par les membres de leur famille, jusqu’au sang, afin de démontrer leur force…

Il avait plu pendant la nuit et Vito était inquiet de l’état de la piste. Dans cette région, les rivières de sable peuvent rapidement se transformer en torrent et il est alors délicat de les franchir. Tout le monde était prêt pour partir, Adela et François montèrent à l’arrière du pickup-up, et Vito s’élança sur la piste. Seulement quelques kilomètres plus tard, le pickup-up s’embourba dans un lit de sable ! Il fallu attendre de l’aide pour le sortir, mais ils réussirent à repartir. Ce n’était que la première rivière qu’ils devaient franchir et elle était pratiquement sèche ! En traversant les rivières suivantes, ils furent témoins de ce que pouvait provoquer une erreur de conduite sur cette piste. Très tôt dans la matinée, un land cruiser était resté embourbé alors que le niveau de la rivière était en train de monter. Quand ils passèrent, le land cruiser avait toute sa partie avant littéralement ensevelie sous le sable, jusqu’au pare-brise. Puis ils virent un autre 4×4 qui s’était dévié de la trajectoire pour franchir une rivière et dont on ne voyait plus alors que la partie haute de ses vitres… Gloups, pas très hospitalière cette région pour les voitures, heureusement que j’étais bien tranquille dans mon hangar…

Pour assister aux cérémonies, de jeunes adolescents éthiopiens faisaient payer les nombreux touristes une somme aberrante (plus de 15 euros) à travers leurs guides. Après une négociation très rugueuse, et assez longue, mes compagnons réussirent à payer une somme plus raisonnable. Et à leur surprise, ils se rendirent ensuite compte qu’il ne s’agissait en aucun cas, du moins ce jour là, d’une sorte d’entrée qui allait enrichir la collectivité, mais d’un impôt “révolutionnaire” que cette mafia d’adolescents soutirait tranquillement aux touristes. Cela rappelait la situation au Kenya où les touristes viennent avec des packs prépayés incluant un guide, et finalement ils ne savent même pas ce qu’ils sont en train de payer.

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Adela et François furent très déçus par la cérémonie du saut du taureau, car la présence des nombreux touristes qui ne faisaient pas preuve de respect envers le bon déroulement de l’événement et dont le seul intérêt était d’être le mieux placés pour prendre des photos, a totalement gâché le côté spirituel de la cérémonie. J’entends souvent Adela dire qu’il faudrait inventer un diplôme pour touristes afin de les éduquer avant d’aller dans certains endroits. Ici nous en avons eu la triste preuve… Imaginez vous qu’il y avait une dame israélienne avec la figure déformée par la chirurgie esthétique, qui prenait des photos avec un ipad : de nombreux Ethiopiens étaient plus intéressés par cette bizarrerie que par la cérémonie elle-même…

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Pas d’autre choix que d’abandonner…

Après 5 jours à Turmi, c’était décidé, il fallait trouver un moyen pour me transporter jusqu’à Arba Minch, la ville la plus proche. Tom connaissait quelqu’un dans le village qui possédait un Isuzu, un petit camion très répandu en Ethiopie, et qui accepterait peut être de nous aider. Cependant Arba Minch n’était pas une destination habituelle pour ce chauffeur. Il demandait un prix trop élevé pour s’y rendre… Sans que nous le sachions, il y avait en fait plusieurs personnes qui cherchaient un moyen de nous aider. Emmanuel, un des membres de la mission chrétienne de Turmi, nous appela depuis un autre village plus au Nord pour nous dire qu’il avait trouver un camion qui pouvait passer nous prendre quelques jours plus tard et nous emmener à Arba Minch. Le prix était “normal”. On allait enfin pouvoir partir !

Cela faisait déjà sept jours que nous étions à Turmi quand le camion arriva, dans la matinée. Il était chargé à ras bord de ciment, le conducteur passa seulement nous voir pour vérifier que nous étions prêt pour partir quand il reviendrait. Puis il disparut. Plus aucune nouvelle. En milieu d’après midi, mes compagnons commençaient à être nerveux. François partit à la recherche du camion dans le village. Aucune trace du Isuzu. A Turmi, tout le monde savait que nous étions en attente d’un camion pour me transporter à Arba Minch. Un des guides que nous avions côtoyé quand on était à l’hôtel s’approcha de François avec un chauffeur pour lui proposer un autre camion. Mais le prix était le triple de celui que mes compagnons avaient négocié avec le camionneur qui avait disparu. Alors que le guide et le chauffeur affichaient sans se cacher un sourire malicieux, François, un peu fatigué de ce raisonnement “tu es blanc, donc tu payes trois, cinq ou dix fois le prix normal”, s’énerva franchement contre eux et repartit à la mission chrétienne. Il n’y avait plus qu’à espérer que le conducteur du matin réapparaisse… Ouf, il repassa une fois la nuit tombée, pour nous dire d’être prêt dès le lendemain matin.

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L’orage nous réveilla pendant la nuit ! Il pleuvait violemment et cela ne pouvait que compliquer notre voyage du lendemain, voire le repousser, car nous allions emprunter la même piste que nous avions prise deux jours avant pour aller voir les deux cérémonies. La malchance nous poursuivait… Très tôt le matin, nous étions déjà prêt pour partir mais le camion n’apparaissait pas. François alla avec un membre de la mission chrétienne à l’hôtel où séjournait le chauffeur, et le sortirent du lit ! Avec la pluie de la nuit, il savait que cela ne servait à rien de se presser pour partir, François et Adela non…

Quand le Isuzu fût lui aussi réveillé, tout le monde se regarda en se posant la question : “et maintenant, comment on fait pour charger le petit Atlas ?” Le chauffeur avait plein d’idées aussi africaines les unes que les autres… Après avoir essayé de différentes manières, le Isuzu se gara perpendiculairement à la piste et on utilisa le grand dénivelé qui la bordait pour que j’arrive tant bien que mal à monter sur la remorque. Alors qu’il y avait déjà assez de personnes pour s’occuper de moi, près d’une dizaine de personnes se greffèrent au groupe, et leur motivation était proportionnelle à la récompense qu’ils s’imaginaient recevoir ! Et c’est justement ce qui retarda notre départ. Une nouvelle fois ils demandaient à être payés un prix complètement démesuré par rapport au travail qu’ils avaient fait (et on n’avait surtout jamais sollicité leur aide !). Pendant près de deux heures, plusieurs personnes durent faire les médiateurs pour résoudre cette situation. Turmi est l’un des points centraux des circuits touristiques dans la région et donc que les habitants de ce village sont habitués de voir les touristes passer dans de gros 4×4 land cruisers et d’entendre les guides se vanter des salaires qu’ils touchent. Même en leur expliquant qu’on avait rien à voir avec ce genre de touristes, il était difficile de les faire redevenir raisonnables…

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Ces heures perdues nous avaient en fait bien servi, car pendant ce temps les rivières qui s’étaient formées avec la pluie de la nuit avait eu le temps de redescendre considérablement. Je n’étais pas très rassuré de me faire transporter par ce camion qui n’était même pas un quatre roues motrices, mais le chauffeur faisait preuve d’un réel soin pour ne pas me faire faire des bonds dans la remorque. La nuit tombée, il invita mes compagnons à partager son dîner sur le bord de la piste, à la lueur des phares (injera unkulal beu ciga, une crêpe éthiopienne avec des oeufs, de la viande et du piment, le plat préféré de François en Ethiopie à partir de ce moment là !). Après un arrêt de quelques heures pour dormir (Adela et François purent même dormir dans leur lit alors que j’étais sur cette remorque !), on repartit de plus belle pour atteindre Arba Minch où nous attendaient Tom et Térésa…

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2 réponses à “Ethiopie 1 : nos nerfs à l’épreuve dans cette zone tribale…

  1. Désolé, j’ai laissé une erreur se glisser dans ce post… Le blog de Tom et Térésa est à l’adresse suivante : http://www.projectethiopiaet.blogspot.com
    Je vous conseille d’y jeter un œil, c’est vraiment un beau projet !

  2. You are a really persuasive writer. I can see this in your writeup. You’ve a way of writing compelling info that sparks significantly interest. kgdbafafdfab

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